Comparaison de logiciels astrologiques sur le long terme avec le cycle des conjonctions Neptune-Pluton et ceux des axes apsidiaux et nodaux en héliocentrisme.

Lors de mes recherches sur le long terme, j'ai été fort déçu par l'impéritie de nos logiciels le concernant, comme si les recherches astrologiques se contentaient à peu de frais du seul court-termisme dominant de la pensée unique libérale mondiale et anglo-saxonne d'origine !
Hormis quelques rares sites astrologiques, le long terme semble trop souvent complètement ignoré, voire remis aux oubliettes : il faut dire que les études historiques de périodes lointaines sont tellement plus ardues que cette météo nombriliste "psycho-sujet" du très bref temps individuel de la vie humaine. Cette contradictoire domination exclusivement Sujet en Astrologie actuelle, la poule aux œufs d'or de tous les charlatans et gourous qui y pullullent, est le principal frein à la difficile reconnaissance d'une discipline multi-millénaire.
Alors que des études sur le long terme seraient un gage de sérieux bien plus grand que l'éternel nombril de nos circonvolutions psycho-intimes, par lesquelles il est toujours possible que tout le monde se reconnaisse un tant soit peu (effet Barnum) et dans lesquelles il est quasi-impossible de ne pas s'y perdre beaucoup (évanouissement dans le subjectif) ...

Pourtant, seul le long terme permet de mieux comprendre les Lois de la Nature : il leur faut des centaines de millénaires pour se stabiliser et devenir efficientes, comme de nombreuses études l'attestent en tant de domaines.
Par exemple, en Astronomie - base réaliste de l'Astrologie ancienne ET moderne ! -, le chaos primordial des orbites planétaires, étudiées sur 5 milliards d'années (réf : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Laskar), a quand même finit par créer un ordre relativement stable au cours du vieillissement de notre système planétaire : sans ce long terme, nous n'aurions aucune Astrologie possible, car elle repose fondamentalement sur une structure d'énergies spatio-temporelles déjà bien établie, du moins suffisamment longtemps pour que la vie puisse apparaître, se développer et surtout se maintenir jusqu'à aujourd'hui.
Ce rôle majeur du temps long à très long dans la formation de la vie sur Terre est donc essentiel pour les astrologue (enfin certain(e)s ...) et c'est logiquement que j'ai fouiné de ce côté-là : les cycles des planètes lentes Neptune-Pluton en Signes (ères) et les cycles apsidiaux et nodaux - encore plus lents - m'ont semblé les plus pertinents à étudier.

Malheureusement, les moyens logiciels nécessaires coûtent une fortune pour remonter le temps avec une marge d'erreur acceptable dans les positions planétaires, de la sorte que passé cinq à sept millénaires, il devient impossible de vérifier quoique ce soit sur le plan astrologique conditionnel qui nous occupe ici.
Ce qui est insuffisant pour en déduire, sinon des lois, du moins des hypothèses dignes d'être approfondies ...

Les seules éphémérides accessibles et utilisables de - 5 000 ans / + 5 000 ans proviennent des Swiss-ephemeris d'Astrodienst, une compilation des JPL ephemeris de la NASA, mais réduites d'un tiers dans le temps : alors que les JPL full ephemeris vont de - 13 000 à + 17 000 (± 30 000 ans !), les swiss-ephemeris n'en n'offrent que 10 millénaires, pour des raisons de "poids informatique", car à l'époque de leur création, les 10 Go du dossier des full ephemeris étaient rédhibitoires, mais ce n'est plus le cas aujourd'hui ... Or pour diminuer ce poids afin que les développeurs et les usagers puissent s'en servir, Alois Trendel, leur créateur, a utilisé des algorythmes de compression efficaces et des théories astronomiques plus sophistiquées que celles du JPL, qui ont permis la réalisation des logiciels astrologiques dont nous nous servons aujourd'hui.

Avec le logiciel Azimut 35 de P. Le Guen, basé sur les swiss ephemeris, j'ai observé deux étranges phénomènes astronomiques, si ses calculs sont bons, et que d'autres logiciels ignoraient :

• Le premier est la multiplication par 3 des conjonctions Neptune-Pluton en Gémeaux jusqu'en + 5340 (9 !), comparées à celles en Bélier (3) vers - 4500 ans.

• L'accélération des apsides et des nœuds sur ± 10 000 ans, quoique semblant minime, induit pourtant de grands chamboulements : des micro-variations du macrocosme produisent à LONG TERME des macro-changements dans notre microcosme terrestre ! Cette invariable loi des changements d'échelles est à l'origine même de l'Astrologie ...

Les vitesses longitudinales des Apsides et des Nœuds n'étant pas du tout égales, on observe sur le long terme de sacrés retournements dans le système solaire !
Par exemple, le déplacement de l'axe apsidial Mercurien sur 360° (un tour complet du Zodiaque) prend ± 23 340 ans alors que celui de son axe nodal prendra ± 30 561 ans = 7221 ans d'écart différentiel.
Au long cours, les Apsides rejoignent puis dépassent les Nœuds, car ils sont plus rapides.
Ce qui s'est passé pour la Terre le 25 02 - 4079 BC : son Périhélie 0° Bélier a rejoint son Nœud Sud 0° Bélier, si les calculs sont exacts, ce qui est loin d'être certain : pour.
"En plus que l'Humanité a inventé la Roue et les premières cités-Etats au Proche-Orient durant ce 5ème millénaire BC, selon Wikipédia, le niveau de la mer atteint alors le niveau actuel (120 à 130 mètres au-dessus du niveau le plus bas de la dernière glaciation), tandis qu'en Europe le climat de la civilisation néolithique s'adoucit de 3° à 4° C de plus qu'à la moyenne annuelle de notre époque, allant de pair avec une forte expansion démographique se traduisant par la multiplication des villages sur de nouveaux territoires (plateaux, tourbières et bords de lacs) ... /...", source Wikipédia.

Ce qui arrivera pour Saturne vers + 3870 AC à 130° Lion : alors son Périhélie sera conjoint à son Nœud Nord.
Allez savoir ce qu'il en sera ... mais il est possible que les sciences nous sauvent (Lion) des catastrophes que leurs mauvais usages généralisés ont déjà fait (Cancer : IP Saturne 90° en 1843, "l'ère industrielle" ...).

• Comparaison des cycles Neptune-Pluton entre 6 logiciels :

Compare Logs

Il est impossible de faire des études mondiales vraiment sérieuses, si l'on ne règle pas définitivement ces différences importantes entre tous les logiciels : pour celui du 4x4 soriade (Thierry Delattre), ainsi qu'Astro-PC d'Aureas (http://www.aureas.eu/index1.html), et aussi Képler (http://www.astrosoftware.com/kepler.htm), la première conjonction Neptune-Pluton en Bélier se situe vers moins 4523/26 BC au troisième degré du Bélier, alors que pour AZ35 (et Swiss Ephemeris + JPL + Cochrane + Linden + Lavenant), cette première conjonction en Bélier est datée à moins 2560 BC au premier degré du Signe !

Un écart temporel de ± 2 000 ans est inacceptable pour les chercheurs : on ne peut rien vérifier à l'aide d'évènements mondiaux géologiques et culturels et tous nos résultats, observations et corrélations sont à jeter à la poubelle, tout simplement à cause des incertitudes sur les dates qui les invalident totalement et provenant à coup sûr de leurs calculs.

Multiplication par 3 des conjonctions Neptune-Pluton en Gémeaux dans Azimut 35 (Swiss ephemeris) :

CN 11195

 

En contactant la liste des développeurs swisseph, voici l'unique explication reçue pour la multiplication x 3 en 10 000 ans des conjonctions Neptune-Pluton en Gémeaux, par Jonathan Dunn, qui met en avance la résonnance orbitale entre les deux planètes :

« Pluto ( and other plutinos and other Neptune resonators ) will have this very long term oscillation in their orbital elements. In one phase, the orbital period is a little shorter than the exact ratio with Neptune, there is the occasional perihelion which is moving up on Neptune's position, then the closer approaches cause an exchange of orbital energy, after which those occasional perihelia are backing off from the close approach to Neptune, the orbital period is now a little longer than the exact ratio with Neptune, and eventually the occasional perihelia approach Neptune from the other side, then a closef approach leads to exchange of orbital energy, and so this cycle (10,000 years or so for Pluto) repeats. »

Traduction partielle de Julien Rouger, le webmaster d'ariana.com :

"Pluton et Neptune sont en résonance 3:2.
À chaque fois que Neptune parcourt 3 orbites autour du Soleil, Pluton en parcourt 2.
À un moment donné, le rapport des périodes n'est toutefois pas exactement égal à 3:2.
Parfois la période de Pluton est légèrement plus courte que la période résonante 3:2 ; parfois elle est légèrement plus longue .../..."

Dans son courriel, il met également un lien qui représente le phénomène par un graphique, en corrigeant l'erreur de J. Dunn qui prend le périhélie de Pluton comme référence du cycle avec Neptune, alors qu'il vaut mieux prendre celle du croisement de leurs orbites :

"Lorsque la période de Pluton est légèrement plus rapide que la période résonante 3:2, les points de croisement (ce sont les deux boucles roses sur le graphique) entre les orbites de Neptune et Pluton prennent de l'avance à chaque cycle et se déplacent vers l'avant. L'un des points de croisement (A) se rapproche de Neptune tandis que l'autre (B) s'éloigne de Neptune. Toutefois lorsque le point de croisement A se rapproche trop de Neptune, Pluton est accéléré par la gravité de Neptune. Cela propulse Pluton sur une orbite légèrement plus grande avec une période légèrement plus lente que la période résonante 3:2.
À présent les points de croisement entre les orbites de Neptune et Pluton (boucles roses) prennent du retard à chaque cycle et se déplacent vers l'arrière. Les rôles sont à présent inversés : le point de croisement A qui se rapprochait fait demi-tour et s'éloigne de Neptune, tandis que le point de croisement B qui s'éloignait fait demi-tour et se rapproche de Neptune. Lorsque le point de croisement B se rapproche trop de Neptune, Pluton est à nouveau accéléré par la gravité de Neptune. Il est alors propulsé sur une orbite légèrement plus petite avec une période légèrement plus courte que la période résonante 3:2. Le cycle reprend alors comme au début de l'explication, et le tout se répète indéfiniment ce qui garantit que Neptune et Pluton ne sont jamais trop proches l'une de l'autre."

Lien : http://www.orbitsimulator.com/gravity/articles/pluto.html

L'explication du phénomène par Patrick Le Guen, créateur d'Azimut 35 :

Ou bien argument de Patrick le Guen :

"Cela confirme ma perception, lorsque Pluton et Neptune sont proches de l’équateur céleste, ils ne sont pas alignés lors de leur conjonction écliptique. Or lorsque la conjonction se produit en début Cancer, il y a alignement. Et cela est la conséquence de la hauteur céleste de Pluton. en projection écliptique l’inter-cycle ne peut que varier. j’ai chez moi une sphère céleste en 3D qui me permet de bien visualiser le piège des orbites inclinés lorsqu’on travaille en projection écliptique."

Sans expliquer le fait que les conjonctions Neptune-Pluton observées sur l'hélio-écliptique se passent toujours en Latitude Sud avec 3° de variations plutoniennes et 1 ° de variations neptuniennes, durant 10 000 ans, ce qui est peu, vous en conviendrez, mais l'argument demande réflexion, car c'est une singularité astronomique inexpliquée, au vu de la forte inclinaison Orbite-Ecliptique de Pluton (± 14° Nord et Sud) et celle très faible de Neptune (± 1 à 2° Nord et Sud) ...

L'explication par la résonnances 3:2 semble cohérente, astronomiquement parlant, sauf qu'elle n'illustre que la multiplication par 2 en 10 000 ans et non par 3 comme je l'ai calculée ...
Malheureusement, l'impossibilité de la vérifier sur 30 000 ans (soit trois cycles zodiacaux entiers donc) me laisse sans preuve de quoi que ce soit pour justifier concrètement l'explication de Dunn, de Julien et de Patrick ... tout en laissant planer la question de savoir si les algorythmes de compression des swiss ephemeris, ainsi que ses théories planétaires "améliorées", tiennent effectivement compte de ses fines variations sur le long terme ?

Accélérations longitudinales des axes aspidiaux et nodaux des planètes du sytème solaire dans Azimut 35 :

Apsides et Nœuds

Trentin IP

 

Apsides :

Mercure = en 9723 ans, sur 150° Ecliptique = Accélération apsidiale = 0,56 %
Vénus = en 8329,5 ans sur 120° = ralentissement apsidial de - 1,31 %
Terre = en 8796,15 ans sur 150° = Accélération apsidiale de 0,71 %
Mars = en 9799,34 ans sur 180° = Accélération apsidiale de 0,17 %
Jupiter = en 9650 ans sur 150° = Accélération apsidiale de 2,62 %
Saturne = en 9253 ans sur 180° = Accélération apsidiale de 0,74 %
Uranus = en 5473 ans sur 120° = Accélération apsidiale de 0,58 %
Neptune = en 8474 ans sur 120° = Accélération apsidiale de 0, 85 %
Pluton = en 8638 ans sur 120° = Accélération apsidiale de 2, 12 %

 

 

Trentin NN

Nœuds :

Mercure = en 5092 ans, sur 60° Ecliptique = Accélération nodale = 0,15 %
Vénus = en 6778 ans sur 60° = Accélération nodale de 1,53 %
Mars = en 7701 ans sur 60° = Ralentissement nodal de 0,74 %
Jupiter = en 8981 ans sur 90° = Accélération nodale de 1,43 %
Saturne = en 6855 ans sur 60° = Accélération nodale de 0,29 %
Uranus = Impossible avec les Swiss Ephemeris d'Azimut 35
Neptune = en 8282 ans sur 90° = Accélération nodale de 1,05 %
Pluton = en 9548 ans sur 150° = Accélération nodale de 0,58 %

Le sentiment naturel est que la répétition à très long terme des orbites planétaires provoquent ce processus d'accélération, mais sans démonstration astro-mathématiques claires …

1 = Pour Vénus = rotation inverse se ralentissant de 6,5 mn/ Jour Vénusien ? Or Uranus et Pluton ont aussi une rotation inverse de leur révolution, alors ?
Seule Vénus voit en plus ralentir de - 1,31% la progression longitudinale de son périhélie !
Depuis l'époque de mon étude première, le ralentissement de sa rotation due à l'interaction surface/athmosphère (https://www.pourlascience.fr/sd/astrophysique/la-rotation-de-venus-ralentit-11249.php), pourrait sans doute l'expliquer un peu - mais concrètement comment et quels rapports entre sa rotation et la révolution des axes apsidial et nodal ?

Tandis que le ralentissement longitudinal de l'axe nodal de Mars reste aussi toujours à comprendre au sein de cette accélération structurelle du système solaire ...
Mars = révolution plus ou moins en résonance 2:1 avec la Terre ? Aucune autre idée à ce jour ...

2 = Pourquoi les conjonctions Neptune-Pluton sont-elles si nombreuses, 9 en Gémeaux, en notre ère dite Moderne ?

En - 3056 = 1° Ecliptique inter-conjonctionnel du cycle Neptune-Pluton = 50 ans (à 358,5973 °)
En + 5340 = 1° Ecliptique interc-onjonctionnel du cycle Neptune-Pluton = 250 ans ( à 89,3513°)

=> Facteur 5 de ralentissement spatial, et non temporel les multiplie par 2 à 3 = résonance 3+2 de leurs orbites ?

3 = Pourquoi les axes apsidiaux de Neptune et Pluton sont-ils alignés en cette période étudiée (-5000 + 5000, selon les limites temporelles de Swiss Ephemeris = 1/3 DE 431 FULL JPL) ?

-5400 = Ecart Angulaire Apsidial Neptune-Pluton = 1,341°
+5399 = Ecart Angulaire Apsidial Neptune-Pluton = 3,863°

=> Légère augmentation de leur écart angulaire Apsidial de 2,522° sur 10 799 ans.

Qui sait, sur de beaucoup plus longues périodes, si le cycle Neptune-Pluton avec 90° d'écart angulaire apsidial donnerait les mêmes résultats qu'alignés ?

Existe-il des travaux sur cette question ? ... si rares, sans doute ...

A ce jour, nul(le) n'a pu me fournir d'explications valables sur l'ensemble de ces phénomènes astronomiques, ni au COMAC, ni à l'IMCCE, ni à la NASA ...

• Conclusion :

Dès qu'on interroge le long terme, les planètes lentes et la structure du système solaire, on voit ce que nos logiciels astrologiques "ont dans le ventre", si les généralisations géo-historiques sont fondées et surtout s'il révèle des anomalies réelles astronomiques incomprises ou des aberrations seulement numériques dues aux algorythmes utilisés ?
L'opinion recueillie oscillant entre les deux possibilités, avec un très net avantage aux erreurs numériques, car les anomalies de la réalité physique font encore plus peur ... sans oublier le fait que les créateurs de ces logiciels n'ont aucun intérêt à ce que de telles possibles erreurs au long terme soient connues par leurs utilisateurs ! La correction sera longue car profonde et "La plage temporelle de 10 000 ans est bien suffisante pour l'Astrologue !" ... sauf s'il interroge le long cours des planètes ...

On nage donc en plein flou (celui du niveau T ?) et l'on ne peut suivre au long cours le fil en astro-mondiale, dont tout le monde finit par oublier les plages temporelles grandes durées : "Après moi le déluge !" semble être la philosophie nihiliste de ce foutoir ultra-paradoxal du cycle Neptune-Pluton en Gémeaux - qui caractérise si bien l'esprit volatile des temps modernes ...

Au Sol, le 14 04 2018,
Votre serviteur,

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