Il doit vous paraître évident qu'avec 4 thèmes dont on dessine, calcule, classe, hiérarchise et interprète tous les aspects, cela représente un considérable travail !
Devant un tel gros boulot, il faut de l'ordre, de la méthode, beaucoup de patience et de relative précision pour ne pas se mélanger les pinceaux ...

Aussi, après une présentation succinte de la théorie des aspects utilisée en astroconditionalisme, puis son adaptation au DXA, l'exposé sera divisé en 2 sous-parties :
• Le calcul intégral de tous les rapports interplanétaires dans les 4 référentiels SORI d'observation
• Le report de ceux-ci dans le Soriaspectral et leur classement qualitatif selon le nombre de référentiels concernés

Leur hiérarchisation générale les intégrant à l'HérOmbre final, dépendante de la hiérarchie des planètes, sera développée lors du Synthèsis (Soriaspectral post-hiérarchique).

Théorie conditionaliste :

Le COMAC est bien le seul à possèder une théorie complète sur les Aspects :

• Par la puissance du 2, le lien entre le rapport 1/2 des diviseurs du cycle (dynamique mathématique du ciel) et la structure des chronaxies du système nerveux humain (réponses réflexologiques de l'Homme), prouve que la différence entre entre les diviseurs Discontinus/Continus adopte la progression 1, 2, 4, du RET :


• Par la compréhension RET des aspects de Discontinuités et de Continuités, dépassant le langage trop figé des astrologues peu soucieux de réalisme, pour qui les aspects sont Neutres ou Bons ou Mauvais, Bénéfiques ou Maléfiques, ou musicalement Dissonants ou Consonnants, à 100% ou l'un ou l'autre, avec ce fond de moralisme culturel si étranger aux planètes du système solaire ...
A noter : le chiel "désastro" se sert des Aspects dans leur jugement absolu bon ou mauvais sur autrui, pour prognostiquer échecs ou réussites de leurs entreprises ... mauvaises en soi, car Sans GEI !

Ce n'est pas en mélangeant les difficultés ou facilités que l'appui du ciel pose à l'Homme avec les réponses adaptatives de celui-ci qu'on avancera en Astrologie !
"Distinguer pour unir" est la clé du ciel en l'Homme comme de l'homme en Ciel ...

• Par l'insistance sur un fait avéré, que Jean-Pierre n'a cessé de dire et redire, "la valeur RET des Planètes prime sur la qualité de l'Aspect les reliant" : les Discontinus (conjonctions, carrés, oppositions entre familles RET sans liens directs), posant des problèmes d'adaptation mobilisant les ressources créatives (crises, mutations), alors que leur soudaineté peut conduire à des réponses inadaptées, voire catastrophiques ; tandis que les Continus (conjonctions, trigones, sextiles entre planètes de mêmes familles RET), bien que renforçant les niveaux concernés (évolution, progression), peuvent aussi faire pêcher par trop de statisme et d'abus de facilité, s'ils durent trop.

• Par l'importance du rythme dans la logique cyclique du ciel en l'Homme, le COMAC démontre que la base réaliste des Aspects se situe dans le Temps, plutôt que dans l'Espace.

On pourrait rajouter qu'ils soulèvent le problème du "continuum Espace-Temps" dont la relativité générale ou restreinte a peut-être son mot à dire dans l'histoire ... Car si le temps de réponse des chronaxies neuroniques, ainsi que le temps cyclique des Astres nous sont connus, il est difficile de définir le temps de réponse humaine à telle ou telle position planétaire, à tel ou tel aspect, à tel ou tel transit, ou bien si un décalage spatio-temporel d'écart conditionnel est à l'œuvre ... Pour les plantes et certains animaux, j'ai souvent vu qu'une journée ou deux, à minima, leur était nécessaire avant d'intégrer l'influx céleste en lui réagissant selon leur nature. Pour l'humain, j'ai plutôt observé généralement un décalage d'au moins une semaine, ce qui relativise aussi le Temps de réponse aux rythmes célestes, selon notre conditionalité. Certainement que l'orbe des aspects a aussi quelque chose à nous dire là-dessus ...

Je vous conseille fortement la lecture du livre de Jean-Pierre Nicola "Les aspects planétaires, interprétation et théorie" aux éditions du COMAC, Spèrel. Route de Bras 83170 Tourves, ainsi que les sites conditionalistes : http://www.conditionalisme.org/ , http://www.jp-nicola.fr/ , http://www.astroariana.com/ , http://www.astrologie-moderne.eu/ pour continuer d'approfondir ...

Adaptation au DXA :

Avec les 4 thèmes, le nombre d'Aspects augmente considérablement et cela oblige à bien plus de calculs !
Pour être sûr de n'en louper aucun, je compte et note absolument, en Longitudes pleines, tous les écarts angulaires entre toutes les planètes dans tous les référentiels, que je reporte ensuite dans le SoriAspectral, en ne retenant aux dessins que les 6 principaux aspects :
• Conjonction + Opposition pour les majeurs (orbe large 10 à 20° selon les planètes)
• Carré + Trigone pour les moyens (orbe moyen 5 à 10°)
• Demi-carré + Sextile pour les mineurs (orbe étroit 3 à 6°)
On n'est pas obligé de tous les dessiner, car trop de systèmes d'aspects existent et cela surcharge vraiment beaucoup les dessins, , mais on peut les savoir sans les voir, au cas où ...

Le problème des orbes n'étant pas entièrement résolu mondialement, même avec la théorie conditionaliste ci-dessous, je ne peux trancher, car ce flou nécessaire des mesures met aussi un frein à l'illusoire archi-précision, respecte la dynamique des mouvements planétaires en d'aussi grands espaces et souligne l'écart spatio-temporel stimuli-réponses.



La nature rapide ou lente des planètes et le sens croissant ou décroissant (applicant ou séparant) de l'aspect entrent également en jeu pour savoir si tel ou tel aspect existe ou non dans le ciel.
Dans l'Homme, et si l'on possède son clavier astrologique sur le bout du doigt, on peut tester si la Personne vit ou ne vit pas, répond ou ne répond pas aux sollicitations célestes, en l'interrogeant ou en étudiant sa biographie.
Parfois, l'aspect sort de l'orbe, et l'Astrologue ou le LogAstro ne le dessinent pas, alors que la Personne y répond volontiers !
Cela soulève aussi un autre point, justifiant souvent le DXA : en ne re-gardant que le topogéoécliptique, l'aspect est vraiment hors Orbe, mais si en Local, en Équatorial ou en Héliopécliptique, il est réellement là, alors on y répond ...

Il reste que l'aspect n'est pas forcément plus vrai ou plus fort s'il est plus précis (orbe étroit), le temps de latence dans les réponses humaines intervenant en faveur d'orbes larges.
Néanmoins, le fait de les observer en 4 référentiels de coordonnées qualifiés en SORI pousse à regarder dans lequel il est plus étroit ou plus large, sans tirer obligatoirement des plans sur la comète interprétative : ça se remarque, c'est tout.
De plus, comme nous le verrons plus tard, la lecture RET/Contact des thèmes incline aussi aux orbes larges ...

Calcul intégral des Aspects :

Exemple des écarts angulaires d'Edouard Le Danois, dont je vous conseille de télécharger le livre à la page de son DXA, né le 8 Avril 1887, 6h EC, 5h45 TU, à Brest (48N24 - 4O29) :

 

Je préconise aux débutants de commencer par le sens IROS dans la construction du DXA, son observation et son analyse, puis après l'HérOmbre final, de suivre le sens SORI pour l'interpréter.
C'est après une longue pratique que l'on se détache du formalisme, nécessaire au début pour s'y retrouver, mais qu'il faut éviter de statufier sous peine d'appauvrissement notoire !

Les premières rangées en haut donnent les positions en Longitudes (hélioécliptiques, géoécliptiques, géoéquatoriales et azimutales) des Planètes, les autres leurs écarts angulaires entre elles, de la plus rapide à la plus lente.
Travaillant sur Excel, ces calculs ne sont pas si difficiles qu'il y paraît ... Voir à la rubrique logiciel la feuille de calcul DXA2.xls pour avoir les Hiérarchies et le SoriAspectral.
Il faut juste faire attention avec les mesures du cercle et penser à rajouter 360° lorsque c'est nécessaire.
Par exemple, sur ces thèmes, si on calcule l'écart entre Mercure et Neptune équatoriaux, on a 354,86 - 54,17 = 300,69° qui ne correspondent à aucun aspect !
Il faut faire alors : 360+54,17 = 414,17 - 354,86 = 59,31° (ou 360-300,69) ce qui est l'orbe d'un Sextile (60°).

=> Vigilance donc avec le calcul des écarts angulaires du DXA, car cela influencera tout le travail restant !

Le SoriAspectral :

Une fois ce labeur terminé, il est préférable de reporter ces résultats sur le SoriAspectral, fait pour nous permettre de mieux visualiser chaque relation interplanétaire, d'observer la Lune, les Pouvoirs RET, les familles et de classer les Aspects selon le nombre de référentiels concernés : 4, 3, 2, 1 ou 0, et dont voici les noms :

L'Invariant : le même aspect à l'identique dans les 4 référentiels. Réalité incontournable du moment cosmique, il peut être fort, moyen ou faible selon les Hiérarchies ...
Le Super-Intégrateur : en 4 aussi, mais différents. On observe s'il croît, de mineur à majeur, ou décroît, de majeur à mineur, selon le sens de lecture SORI ou IROS ...
L'Intégrateur : en 3 dont 1 en Intégration. Son rôle "Intégration" doit être défini avec soin ...
Le Connecteur : 3 en SOR, sans l'Intégration. Mieux connu généralement, car géocentrique seul ...
Le Coupleur : en 2. Pose la difficulté de piger les rotations SORI par paires de Référentiels.
L'Isolani : en 1 seul. Terme du jeu d'échec : un seul pion isolé, sans lien possible avec d'autres pions du même camp. A bien réfléchir avant d'en parler ...
L'Absent : en aucun. Le creux, le manque, par défaut etc. Très utile en cas d'étude de couple ...

 

Les Invariants s'observent rapidement et dans ce cas, ils sont assez nombreux : 13 ! Il y a souvent des thèmes où l'on n'en voit qu'un seul, voire aucun ... Cela est significatif et nous verrons en quoi.
Il faut compter ceux du symbole "SolyTerre", Soleil et Terre, car ils ont un statut spécial : ce sont des Invariants d'interface, liés aux centres d'observation propres aux terrien.
Si nous faisions les thèmes de Neptune ou de Pluton, ils seraient différents ... Peut-être faudra-t-il explorer cela pour faire de l'Astro aux âmes et aux esprits dans leurs stades respectifs ?
Dans l'exemple ci-dessus, SolyTerre-Mars, SolyTerre-Jupiter, SolyTerre-Saturne et SolyTerre-Uranus sont des Invariants d'interface, alors que les lunaires et Mars-Uranus, Mars-Jupiter, Mars Saturne et Neptune-Pluton sont des invariants tout court.

La lune fait 5 invariants a elle toute seule, et cela s'explique par le fait qu'E. Danois est né au lever solaire d'une pleine lune qui se couche, aspect d'opposition de 180° : vu que la Terre est elle-même à 180° du Soleil par inversion des Centres en changement de référentiels Hélio-Géo, elle continue ses aspects ... On compte la pleine Lune comme un invariant pour deux raisons : il peut arriver que le local (ou Topocentre) infirme l'équato et l'écliptique, et je n'ai pas encore le logiciel permettant de fins calculs du système Terre-Lune en héliocentrisme.

Les Absents et les Isolani se remarquent également assez vite, mais de toutes façons, il nous faudra synthétiser l'ensemble des infos, Hiérarchies + Aspects + Signes + Contacts dans le document prévu à cet effet : le Synthèsis.

J'ai pris récemment l'usage de simplement compter le nombre d'aspects discontinus et continus, pour tester si l'on a ainsi une vue d'ensemble de leur état céleste :
• 23 oppositions, 15 carrés, 4 demi-carrés = 42 aspects discontinus
• 20 conjonctions, 6 trigones, 7 sextiles = 33 aspects continus

A priori, sous réserve des hiérarchisations, de l'HérOmbre final et d'interprétation en GEI, le DXA d'E. Le Danois est solide et stable (13 invariants), à discontinuité dominante (42 contre 33) : rien que cette remarque peut illustrer à quel point son œuvre incomparable est passée sous silence depuis sa mort corporelle (le 11 06 1968 à St Germain-en-Laye), n'ayant pas encore la reconnaissance qu'elle mérite, les innombrables difficultés de sa vie surmontées très souvent et les résultats de ses travaux spécialisés toujours valables !

Il est un point sur lequel j'aimerais insister, en accord avec le COMAC, mais pour des raisons différentes : faire très attention à ne pas interpréter automatiquement les aspects discontinus héliocentriques en termes de problèmes, de difficultés ou d'épreuves. Les significations hélio-intégratives ne peuvent être négatives en soi, et leurs réponses humaines (quand il y en a !), sont intégratives ... ou désintégrantes ! Et là ce sont les significations inadaptées des configurations du SOR qu'il faut souligner, par retombées en "soufflé raté" d'un refus d'intégration.
La négation de l'Intégration ne conduisant qu'au néant désintégrateur, le "sens néga" de l'Hélio est inexistant en vérité, alors que son infinie positivité remonte jusqu'en Dieu-même ... Celles et ceux qui me lisent, sans m'entendre sur ce point, se préparent de sérieux retours de bâton avec moult coups de pied occultes, en interprétant les "dissonnances héliocentriques" !
Le chiel veillant comme un malade sur ses pouvoirs de domination, j'ai observé que les "négateurs hélio" en devenaient de véritables marionnettes, souvent à leur insu, car sans comprendre une réalité dépassant l'entendement ordinaire. Le sens des aspects discontinus héliocentriques est plus dans l'énergétisation des pôles, la dynamisation d'un courant et la réponse humaine concerne davantage le RIP et les œuvres de Dieu, car ce sont les invitations de son appui à le/la rejoindre, en faisant "retour d'ascenseur" : une "néga de néga" ne mène qu'à un Prout Néant, alors que les palliers d'Intégration vont jusqu'au bout "que nul n'a jamais vu" ... Vive X, l'inconnu divin !

Sur la gauche du tableau, je vous ai rajouté un résumé des nombreux aspects "possibles", où l'on voit qu'avec les Orbes "tout est dans tout et réciproquement" !
Sans nier ni prouver leurs "effets", on est en droit de se demander si leur multiplication est pertinente ou ne fait que rajouter à la confusion générale ...
Pour la recherche pure, une bonne intégration numérique nous donnerait la possibilité de tester rapidement bon nombre de systèmes d'aspects, les comparer entre eux, voir leurs éventuelles incidences sur les Hiérarchisations, l'HérOmbre et l'Interprétation.
À la main, c'est vraiment trop long et décourageant, mais peut-être que des passionné(e)s se partageant le travail pourraient surmonter cette difficulté ? Si cela vous intéresse, pensez à m'écrire un petit mail : plus on est de fous à bosser, plus on rit du boulot à faire !